Chaque année depuis 2021, nous mesurons notre empreinte carbone en partenariat avec Greenly, selon la méthodologie du Bilan Carbone® de l’ADEME.
Pour rappel, dans le cadre de notre mission « Oeuvrer pour une gestion proche, responsable et innovante, au service de la santé des Femmes et des Hommes », cet exercice de transparence fait partie intégrante de notre engagement : comprendre où nous en sommes, expliquer les évolutions et ajuster notre trajectoire vers l’objectif 2030 — réduire de 10 % notre empreinte carbone numérique par bénéficiaire.
Comment se calcule un bilan carbone ?
Le bilan carbone recense l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l’activité d’une organisation, réparties en trois périmètres :
- Le scope 1 regroupe les émissions directes produites sur nos sites (chauffage, véhicules de société…) ;
- Le scope 2 couvre les émissions liées à notre consommation d’énergie, produites en dehors de nos locaux ;
- Le scope 3 englobe toutes les émissions indirectes en amont et en aval de notre activité : achats de biens et services, déplacements, numérique… C’est à la fois le poste le plus lourd et le plus difficile à maîtriser.
Dans la plupart des cas, les émissions sont estimées à partir des dépenses engagées. Chaque euro dépensé dans un secteur donné correspond à une quantité de CO₂ émise, calculée selon des référentiels reconnus (ADEME, Eurostat…). C’est la méthode la plus couramment utilisée, notamment pour les achats de services ou le numérique.
Nos principaux postes d’émissions carbones en 2025
En 2025, les émissions totales de Cogévie s’élèvent à 613 tCO₂e. Les postes dominants restent le numérique, les achats de services et les déplacements, mais leurs poids évoluent sensiblement sous l’effet d’un contexte opérationnel exceptionnel.
- Le numérique (41%) — logiciels, données, hébergement — reste notre premier poste d’émissions.
- Les achats de services (25%) — prestations intellectuelles, maintenance, sous-traitance — progressent également, portés par les prestations externes mobilisées cette année ;
- Sur le volet déplacements (11%) — déplacements domicile-travail et professionnels.
- Les immobilisations (11%) — véhicules, logiciels et équipements utilisés sur le long terme — représentent 68 tCO₂e.
- Les autres activités — énergie, nourriture et boissons, fret, déchets — représentent les 12 % restants.
Une empreinte numérique en forte augmentation
L’empreinte carbone numérique par bénéficiaire atteint 1 344gr en 2025, contre 711 en 2024. Cette hausse s’explique par deux facteurs combinés :
- D’une part, l’année 2025 a été celle de la finalisation de notre évolution vers un nouvel outil de gestion. Un projet structurant, engagé pour moderniser nos processus et renforcer la sécurité de nos systèmes, qui a nécessité une utilisation intensive de nos infrastructures numériques tout au long de l’année.
- D’autre part, nos métiers évoluent dans un environnement de plus en plus exigeant sur le plan numérique : intégration de l’IA, renforcement des exigences de conformité et de sécurité, développement de nouveaux services… Ces tendances de fond pèsent structurellement sur notre empreinte, indépendamment de tout projet ponctuel.
Face à ce constat, nous avons décidé de retravailler notre trajectoire pluriannuelle sur cet indicateur, pour trouver une projection adaptée à la réalité de notre secteur. Cette redéfinition interviendra dans le courant de l’année 2026.
Des achats de services portés par les besoins de l’année
Pour maintenir la qualité de service attendue malgré les difficultés techniques, Cogévie a dû recourir à des volumes plus importants de sous-traitance et de prestations intellectuelles spécialisées, en dehors du périmètre local habituel faute de compétence dans la région. Ce recours, contraint par les circonstances, a temporairement pesé sur ce poste d’émissions. Toutefois, la sous-traitance est en forte diminution depuis mars 2026 et le retour à nos pratiques d’achats habituelles est engagé.
C’est également le cas pour le poste des immobilisations (+86%). Une augmentation entièrement liée à cette année exceptionnelle et aux investissements de logiciels liés à l’évolution de notre outil de gestion.

Nos leviers d’actions pour 2026
Malgré une année 2025 marquée par un contexte exceptionnel, nos actions ont continué de produire des résultats concrets.
Numérique
Nous restons déterminés à intégrer des critères de sobriété numérique dans la conception de nos solutions. Nous continuons de travailler avec un partenaire spécialiste nantais et un hébergement souverain de nos espaces en ligne. La trajectoire pluriannuelle de cet indicateur sera revue en 2026 pour tenir compte des nouvelles réalités de notre secteur.
Achats de services et matériel
Notre engagement en faveur des prestataires locaux (Pays de la Loire et Bretagne) reste une priorité, avec un retour progressif aux niveaux habituels en 2026. La politique de réparation avant remplacement, initiée en 2024, continue d’allonger la durée de vie du matériel. Le recyclage à 100 % du matériel obsolète est quant à lui pleinement ancré dans nos pratiques, via un prestataire engagé dans le numérique responsable.
Mobilité durable
Les résultats 2025 demeurent positifs : 53,9 % des collaborateurs utilisent les transports en commun et 12,1 % bénéficient du forfait mobilité durable. Ces chiffres sont notamment portés par l’augmentation des recrutements de l’année. Ils doivent donc se normaliser en 2026 avec la stabilisation des effectifs, restant bien au-dessus de nos objectifs.
Les dispositifs en place continuent de porter leurs fruits : prise en charge des abonnements à 75 %, vélos électriques disponibles depuis 2019, choix du site de travail selon le domicile.
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